Au sortir de la guerre, Marseille aura vu son centre historique presque entièrement détruit. Passé la période de reconstruction, véritable renaissance urbaine où l’on trouve le Vieux-Port ou la Cité Radieuse, la ville va connaître vingt années formidables qui marqueront le territoire tout entier : collines, bastides, fabriques et canaux.
Dans ce paysage inédit où réside la moitié des Marseillais, se trouve un patrimoine constitué d’autant d’ensembles de logements sociaux que de résidences privées. Barres, tours, plaques et plots auront été le lexique du temps, mais pas seulement, l’attention aux habitants – souvent les plus pauvres – et aux sites sera aussi au rendez-vous.
Une relecture architecturale de cette période est en cours. Elle passe par un recensement de ces groupes d’habitations dont souvent le nom même des auteurs a disparu, signe du peu de considération dans laquelle ils ont été et sont encore tenus.
De ce patient travail d’archives, de témoignages autant que de rencontres, est apparue une autre manière de voir cette période avec ses façons de penser la ville et l’architecture, les plans d’ensembles, les distributions, les orientations ; enfin les confrontations avec le paysage saisissant de Marseille.
À l’inverse de l’image courante, une grande diversité architecturale a été une des belles découvertes de ce travail. Découverte alliée à l’émergence d’auteurs de talent, peu connus, qui ont su dans cette période de crise permanente, inscrire leur rôle d’architecte qui aura lui aussi vécu des mutations considérables.
Photographes auteurs
Claude Almodovar, Robert Ayache, Philippe Piron, André Mérian
ISBN
2-909787-05-2
Prix public
15 euros TTC
Nb de pages
88 pages
Format
13 x 18 cm
Illustrations
plan de masse : 67 ex
voitures : 15 ex
photographies : 11 ex